Bonjour, Bonjour…. 👋🏾
Ça fait un moment que je n’ai rien publié ici.
Plus d’un an….
La vie a filé, comme elle sait si bien le faire. Entre boulot, vie de maman, vie sociable, fatigue, rires et lessives, Il faut dire que je ne trouvais plus le temps pour publier…
En réalité, j’avais mis l’écriture un peu en pause – ou du moins sur mon blog, car j’ai souvent écrit dans mon carnet de pensées… mais je n’avais plus l’envie d’écrire un article structuré et réfléchi (mine de rien, c’est du boulot !).
Mais ces derniers mois m’ont fait réfléchir et aujourd’hui j’avais envie de partager un bout de ce que j’ai traversé durant mon « absence ».
Rien de dramatique, juste… un moment flou, sur lequel j’aimerai mettre des mots et partager.
Je ne promets pas de revenir écrire régulièrement (la team réaliste lève la main ✋🏾), mais j’avais besoin de poser ça quelque part.
👌🏾 Une meuf chill en apparence…
Je pense (dîtes-moi si je me trompe) que j’ai souvent été décrite comme une personne «chill », un peu détachée, pas trop stressée, toujours là à relativiser et à voir le bon côté des choses. Bref, une personne qui ne se prend trop pas la tête (ou en tout cas, j’évite que ça se voie).
Et pourtant… Si vous saviez…
Il m’est arrivé, à plusieurs reprises dans ma vie, de traverser des périodes plus floues, plus lourdes, plus silencieuses aussi.
Des moments où je continuais à faire « comme si », à sourire, à assurer, en apparence devant les amis, la famille et les collègues …
Mais à l’intérieur, quelque chose était un peu déréglé. Moins de plaisir, plus de fatigue, un mental encombré, des pensées qui tournent en boucle voire des idées sombres..
Une impression de vivre à côté de moi-même.
Et ça, ce n’est pas toujours visible ou compréhensible. Pas pour les autres. Parfois même pas pour soi…
Ahhh cette – ô précieuse – santé mentale… c’est vraiment quelque chose de complexe…
L’année dernière, au lendemain de mes 30 ans, j’étais dans une de ces phases…
Tout roulait « en théorie » : une petite fille en pleine forme, un boulot stable, une vie sociable plutôt remplie et rangée. Et puis bim ! D’un coup, plus d’envie, plus de jus….
Juste l’impression de vivre en pilote automatique, en mode “surface”.
🌿 Quand tout va bien, mais que rien ne va vraiment
Je ne saurais pas dire exactement ce qui a déclenché ce passage à vide.
Il n’y a pas eu de drame, pas de trauma. Juste un mélange de choses ordinaires : ma fille qui passe de la nounou à l’école, un nouveau chef au travail, le cap des 30 ans (qu’on sous-estime grandement, si vous voulez mon avis)…
Et puis, il y a ce qu’on ne voit pas : la charge mentale, les attentes, les doutes, la pression de “ vouloir faire bien”, d’assurer partout, tout le temps, sur tous les fronts.
À un moment, j’ai juste eu besoin de m’arrêter.
Physiquement, mentalement, émotionnellement.
J’ai longtemps cru que je n’étais pas quelqu’un de stressé. Et pourtant, mon corps, lui, disait autre chose. À force de tout encaisser et de tout garder, car « rien n’est vraiment grave » (selon mes propres mots), le trop-plein finit toujours par se manifester d’une façon ou d’une autre.
Et quand on ne s’écoute pas, eh bien, on finit par devoir s’arrêter.
Un court-circuit…
🧠 Alors oui : j’ai vu un psy. Et je n’ai pas honte…
Je vais être honnête : ça m’a fait du bien. Parler, déposer, comprendre.
Et non, ce n’est pas un truc réservé aux « autres »…
Et encore moins un truc de blancs…
Je suis noire, et je sais à quel point dans les communautés africaines, le mot “psy” peut faire peur. Comme si aller consulter, c’était avouer qu’on était faible…
🎈 Aujourd’hui, ça va mieux
Ce que j’ai compris depuis, c’est que le calme apparent n’est pas toujours le reflet d’un vrai apaisement intérieur.
- Qu’on peut être positive et épuisée.
- Qu’on peut être souriante et perdue.
- Qu’on peut être une maman aimante et parfois submergée
Et surtout, qu’on a tous le droit d’avoir des passages à vide… Même si on a « tout pour être heureux », même si on n’a pas de raison spectaculaire à donner.
Aujourd’hui, j’ai repris mon souffle et je vais mieux. J’avance avec mes séquelles et mes défis quotidiens.
Suis-je « guérie » ? Peut-être pas à 100%…. Mais j’avance en faisant de mon mieux…
Je le sais, au fond de moi… je ne suis pas bizarre, et je ne suis pas seule.
C’est juste difficile à dire, à poser, à avouer.
On vit dans une époque où il faut toujours montrer le meilleur, raconter ses victoires, romantiser sa vie etc…
Mais parfois, oser se montrer vulnérable… ça soulage. Vraiment.
Finalement, je suis juste humaine. Et humaine, c’est déjà pas mal…
