TOMBER ENCEINTE EN 2020 – COVID-19 EDITION

Je suis tombée enceinte en Mars 2020. Cette date vous rappelle peut-être quelque chose ? eh oui ! le premier confinement !

Tomber enceinte et se préparer à devenir maman c’est un voyage extraordinaire mais attendre un bébé en 2020, c’est tout autre chose ! 

Dans cet article, je vais donc te parler de mon expérience de grossesse en exposant les  5 particularités de cette grossesse commencée au début de cette pandémie. 

Chéri n’a pas participé aux premiers rendez-vous importants

…ni aux cours de préparation à la naissance. 

Je me suis, donc, retrouvée seule lors de la première échographie chez la gynéco où l’on voit pour la première fois bébé qui gigote dans le bidou. 

Ce jour-là, je ne l’oublierai jamais. Je réalisai qu’il y avait un petit être qui grandissait en moi, mais malheureusement ce moment n’a pas été aussi émouvant que ce que j’imaginais. 

J’étais seule avec la gynéco, qui était concentrée sur son boulot et qui ne partageait pas ce moment d’émotion avec moi…

Chéri, lui, était dans la voiture à m’attendre et je lui faisais des comptes rendus par la suite… 

Super !

Donc non.. la scène de film où le jeune couple, dans la salle d’échographie est ému aux larmes, de voir pour la première fois bébé : nous on ne l’a pas connu du tout !

Tout le monde pense que ma fille a été conçue pendant le confinement

NON  et NON ! Ma fille n’est pas un « Bébé Covid » ! Elle n’a absolument pas été conçue « par ennui » pendant le confinement. 

J’insiste : ma fille est un bébé d’amour !  Elle a été conçue juste après notre mariage qui a eu lieu un mois avant le début du « nouveau monde » (ou BC pour Before Covid haha !)

D’ailleurs, je DETESTE cette expression de « Bébé Covid » quand on parle des bébés nés en 2020 ! Elle n’a absolument aucun sens et je ne veux pas que ma fille soit directement « liée » à cette horrible pandémie. 

L’angoisse de me rendre au laboratoire pour réaliser mes examens médicaux mensuels

Il faut savoir que ma grossesse je l’ai d’abord commencée dans la banlieue de Lyon et je l’ai par la suite finie dans la banlieue parisienne.  

N’étant pas immunisée contre la toxoplasmose j’ai dû me rendre chaque mois dans un laboratoire pour faire des analyses médicales. 

Dans le contexte de la crise sanitaire, j’étais donc en contact avec des personnes venus faire des tests de dépistage du Covid-19.

Entre la « campagne » lyonnaise et la banlieue parisienne, autant vous dire que ce n’était pas du tout la même ambiance. 

A Lyon, ou plutôt à Trévoux, il n’y avait personne : l’affaire était réglée en 10 minutes et le personnel était plutôt détendu et agréable, bien que très confrontés à la crise sanitaire. 

A Paris c’était tout autre chose : D’abord, il y avait beaucoup plus de monde. Dehors, juste à l’entrée du laboratoire, une masse de personnes attendait, le nombre de personnes étant limité à l’intérieur.

En plus, il y avait des créneaux horaires à respecter pour pouvoir faire ses analyses. Mais on obtenait l’information qu’une fois arrivés devant la porte d’entrée après avoir fait toute la queue pendant 20mn dans le froid ! 

Au-delà de l’attente et du petit manque d’organisation, ce qui m’a le plus interpellé c’est le stress et l’angoisse dans lequel était le personnel médical. 

Notamment à l’accueil. Elles étaient 2 à gérer le standard téléphonique qui n’arrêtait pas de sonner et les personnes en présentiel qui pouvait se montrer souvent très impatients.  A cela s’ajoute la « paranoia » constante dûe au contexte… Bref, une ambiance somme toute agréable ! 

En tant que femme enceinte, j’étais heureusement plutôt bien prise en charge mais il me tardait de vite rentrer à la maison une fois les examens terminés. 

Même si la crise sanitaire et les multiples confinements qui s’en sont suivi ont été une période très angoissante pour tout le monde, j’ai quand même relevé quelques aspects positifs durant ma grossesse. 

Notre famille et nos amis n’ont pas pu venir nous rendre visite à la maternité

Et franchement TANT MIEUX ! 

J’aime ma famille et mes amis de tout mon cœur et je sais qu’ils étaient impatients de rencontrer ma princesse…Mais je ne voulais absolument pas les voir à ce moment là ! 

Et ceux, pour plusieurs raisons :

  • Nous sommes beaucoup sollicités par le corps médical que ce soit les sages-femmes où les auxiliaires de puéricultrices qui passent à plusieurs reprises en chambre 
  • Il faut également gérer ce petit-être qui vient de naître, notamment pour l’allaitement 
  • Bien que très heureuse, physiquement j’étais pas dans « mon meilleur jour » pour accueillir du monde et à juste titre : il fallait que j’apprenne à apprivoiser ce corps totalement vide et « en chantier »

Les heures de repos étaient donc précieuses et j’ai pu vivre mon séjour à la maternité très sereinement, dans une bulle, avec chéri et crevette d’amour. 

Dernier point et pas des moindres : 

Tomber enceinte durant la crise sanitaire a été une bénédiction.

Une bénédiction de vivre l’expérience la plus incroyable de ma vie dans une période aussi anxieuse. 

Quand j’ai su que j’étais enceinte, j’étais dans une nouvelle ville, au chômage et venant de quitter un emploi de manière assez catastrophique. Encline à affronter des nouvelles aventures mais moralement peu en forme. 

Le début de la crise a un peu plus miné mon moral mais l’annonce de ma grossesse a complètement changé la donne et m’a permis d’aborder la vie dans un angle différent. 

Maman et au chômage, ce n’est certes pas le schéma dont je rêvais mais ça reste le rêve de ma vie : celui de devenir maman. 

Tomber enceinte dans ce contexte, a été comme une bouée, mon fil conducteur qui m’a permis de donner un sens à ma vie, dans un moment où je ne voyais plus clair. Dans mes petits moment de déprime, je m’accrochais au fait que dans peu de temps, j’allais avoir cet être dans mes bras, que j’aimerai d’un amour inconditionnel et que je verrai grandir. 

Peu importe le bordel du monde qui nous entoure mon unique objectif sera de la rendre heureuse.

Publié par Naïmou

Jeune fille dynamique, férue de marketing et à l'aise avec l'outil Internet. Jeune maman bientôt trentenaire mais qui à en fait 25 ans ^^

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